Stéphane Hanssens

Né en juillet 1986, je débute l’escalade dès le plus jeune âge. J’ai commencé par la compétition où j’ai réalisé quelques beaux résultats. Je fus notamment cinq fois champion de Belgique dans les catégories d’âge et membre de l’équipe national de mes 13 à 19 ans.

J’ai ensuite entamé des études universitaires. Ce qui était difficile à combiner avec les exigences de sports de haut niveau. J’avais surtout besoin de nouveaux objectifs. J’aime la compétition. J’aime l’expérience de devoir donner le meilleur de soi-même à un moment spécifique. Il faut apprendre à appréhender le stress, mettre en place des routines, s’entrainer dur pour un objectif et espérer le réussir. Des qualités qui seront bonnes pour la suite de ma carrière.

Mais je trouvais qu’il y avait trop de souffrances et d’exigences pour la part de joie que cela procure. Ce qui m’ennuyait le plus, c’est l’entrainement perpétuel en salle d’escalade. J’avais besoin de plus d’espace, d’être plus proche de la nature, il y a tellement de choses à voir dans le monde. Du coup, j’ai changé d’objectifs. Je me suis dirigé vers les expéditions et les Big Walls. Durant près de cinq ans, j’ai participé à plusieurs expéditions de part le monde. Le but étant d’aller explorer des parois vierges et d’en réaliser les premières ascensions. De plus, j’avais l’occasion de les faire avec deux des meilleurs spécialistes au monde de cette discipline, Nicolas Favresse et Sean Villanueva. Je ne pouvais rater cette opportunité. Avec eux, je suis allé en Terre de Baffin, au Venezuela, en Patagonie ou encore en Chine.

Mais lors de cette dernière, j’ai réalisé que j’avais besoin d’un break. J’en avais surtout marre de porter des sacs et encore des sacs pour finalement ne grimper que trop peu de temps. Mon âge avance comme tout le monde et j’ai envie de profiter de ma relative jeunesse pour pousser mon niveau au maximum en escalade sportive. De plus, ma gelure à un orteil m’a conforter dans cette décision.

Le hasard des événements et de la vie m’ont ramené outre, vers le haut niveau en falaise, mais également vers la compétition. C’est sans doute la maturité et le fait de faire les choses pour moi-même ou encore simplement parce qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ou enfin pour me prouver à moi-même que j’en suis capable, mais je suis revenu à mes premiers amours de l’escalade, la falaise et la compétition. J’enchaîne les saisons de compétitions l’été et les saisons de falaises l’hiver. Je n’ai jamais été aussi fort que maintenant, je ne me suis jamais aussi bien préparé pour mes objectifs. Je vis l’escalade à 100% et j’adore ça. Ce n’est pas toujours facile, même si je ne me plaints pas, jamais je ne changerai ce que je fais.

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